La gauche, une et plurielle

La gauche, une et plurielle

Joël Biard

Apparue en 1789 dans le vocabulaire politique, la notion de gauche est antérieure aux partis qui la composent de nos jours. Elle n’est pas pour autant une réalité immuable dans l’histoire et la vie politique françaises. Son contenu fut variable, en fonction des problèmes du moment et de la façon dont s’est construit, chaque fois, un rassemblement singulier à partir d’orientations et de formations diverses. Une et plurielle à la fois : la gauche a toujours en effet vécu de cette contradiction. Au Bloc des gauches de 1902 fait timidement écho en 1924 le Cartel des gauches. En 1972, en revanche, l’Union de la gauche, maniant volontiers la référence à l’unité mythique du Front populaire, tend à effacer les différences. L’idée actuelle de « gauche » reste marquée par ce dispositif qui, une fois enclenché, à travers les ruptures et les réconciliations, a mené à l’élection d’un Président socialiste puis d’une majorité parlementaire de gauche en 1981. Mais bien que ses effets aient perduré jusqu’en 1993, ce dispositif s’avère en grande partie caduc, après l’échec et les renoncements des années 80, l’effondrement des pays socialistes, l’essoufflement concomitant du modèle social-démocrate.
Le recul électoral du Parti communiste français a pu, un temps, paraître à certains l’occasion de banaliser une alternance douce entre des partis s’accordant sur l’essentiel : ne pas remettre en cause la loi du profit comme régulateur économique et social. Mais ce brouillage de l’opposition entre la droite et la gauche se paye de la désaffection d’une partie de l’électorat et de la volatilité d’une autre partie, qui se porte de façon éphémère sur des candidats ou mouvements paraissant, à tort ou à raison, hors norme.
Dans le même temps, toutefois, les discours récurrents sur « le dépassement du clivage droite/gauche » sont contredits par le rassemblement des électeurs de gauche pour « faire barrage à la droite » au second tour des élections (scrutin majoritaire aidant), comme on l’a encore vu lors des Présidentielles malgré la défiance et la dispersion du premier tour. De nombreuses enquêtes d’opinion confirment que les Français, dans leur grande masse, n’éprouvent aucune difficulté à se situer sur un axe droite/gauche si on le leur demande, même s’ils se reconnaissent mal dans tel ou tel parti. Ils se situent plutôt par référence à des valeurs, qui ne recouvrent pas seulement des représentations ou des idéaux, mais des attitudes voire des engagements concrets, le refus d’injustices, la solidarité, l’aspiration à d’autres relations sociales.
Ce décalage est un défi pour les partis qui se réclament de la gauche. Il est moins surprenant si l’on remarque que, dans sa forme comme dans son contenu, la gauche a évolué selon les périodes historiques .
Il faut d’abord rappeler qu’il fut des périodes où l’opposition de la droite et de la gauche ne recouvrit pas l’essentiel du débat et de l’action politiques. Ce fut le cas durant la Résistance, qui partagea la droite française, mais aussi, dans son prolongement, pour les conquêtes sociales de la Libération. Ce fut de manière plus évidente encore le cas lors des luttes anti-coloniales. Quant au mouvement de Mai 1968, malgré l’opposition frontale avec une droite au pouvoir depuis vingt ans, il ne se fit pas à proprement parler au nom de la gauche, puisqu’une partie se situait en marge des partis reconnus, et que certaines tentatives de rassemblement cherchaient à en exclure la gauche communiste.

Changer, oui mais pour quoi ?

Pour que la gauche prenne consistance, il semble que plusieurs conditions doivent être réunies. D’abord, l’unité se fait souvent contre une menace (contre la République, contre la démocratie…). Ensuite, et surtout, elle est toujours associée à une visée de progrès vers l’égalité, une certaine émancipation sociale, sans doute parce que la notion de gauche se cristallise en relation avec l’héritage de la Révolution française, et peut-être aussi parce que, dès la seconde moitié du XIXe siècle, doivent être prises en compte les revendications du mouvement ouvrier, dont une partie tend à affirmer son autonomie à l’égard de la bourgeoisie républicaine. Enfin, la poussée de la gauche s’est toujours faite en liaison avec une participation populaire active et non pas comme simple tactique d’états-majors politiques. Cependant, même lorsque la gauche comme telle paraît au cœur de mouvements et progrès sociaux, il est difficile d’y trouver un modèle unique. Cela va de soi pour les formes les plus anciennes que j’ai évoquées, mais le Front populaire lui-même vit ses contours dessinés initialement par le rassemblement contre la menace fasciste, ne prit toute sa portée sociale que par un vaste mouvement de grèves, et le Parti communiste français ne participait pas au gouvernement. Autrement dit, les contours de la gauche sont chaque fois construits de manière spécifique en raison des problèmes du moment. Après l’expérience des années 1980, donner une nouvelle crédibilité à une alternative de gauche exige sans aucun doute des mutations. Encore faut-il s’entendre sur leur sens.
La société française a manifesté lors des élections présidentielles de 1995 un irrépressible besoin de « changement » — quelle que soit la confusion véhiculée par ce terme. Le seul candidat se réclamant ouvertement de la continuité a été distancé dans son propre camp dès lors que le débat s’est développé sur quelques questions de fond, en particulier la question cruciale de l’emploi. Ce n’est évidemment pas le moindre paradoxe que dans cette élection le candidat de droite se soit affirmé comme l’un des candidats du changement, et ait été perçu comme tel par une partie de l’électorat, en particulier dans la jeunesse, tandis que le candidat socialiste était plutôt perçu comme en continuité par rapport aux septennats précédents .
Était-ce une pure illusion, voire une manipulation électorale ? Pour une part, puisque, dans ses grandes orientations, la politique suivie par le nouveau gouvernement est dans la continuité de la précédente. Mais pas seulement. Car la société est dans une telle crise que personne ne peut prôner le statu quo. La problème n’est donc pas, comme le P.S. en a eu un moment la tentation, d’opposer un « parti du mouvement » à un « parti conservateur ». Il ne s’agit pas non plus, comme la droite au pouvoir ne cesse de le répéter, d’opposer la « réforme » à l’« immobilisme », notion qui vise à confondre tous ceux qui s’opposent à sa politique, à dénoncer les organisations syndicales et à faire sauter tous les verrous qui peuvent s’opposer à la précarisation et à la flexibilisation du travail. La question est celle de la nature et du sens des transformations souhaitables ou nécessaires, et c’est là-dessus qu’il importe au premier chef d’aviver le débat, y compris au sein de la gauche.
Cela implique un diagnostic sur la nature de la crise et des hypothèses sur les moyens d’en sortir (des hypothèses théoriques et des expérimentations sociales). Or le brouillage des repères concernant la distinction droite/gauche vient du fait que les réponses apportées depuis des décennies avaient de forts points communs. Le dogme omniprésent de la réduction du coût du travail a pour base une conception selon laquelle la productivité totale du travail croît par réduction relative du coût du travail vivant par rapport aux dépenses en capital, au travail mort. Cette approche fait l’impasse sur les économies possibles en capital, mais surtout sur les énormes gâchis induits par le gonflement de la sphère financière — sans même parler d’autre gâchis que représentent les dégâts humains, que ne prennent pas en compte des indicateurs trop restreints au calcul immédiat de rentabilité financière.
La « réforme » qui, en dehors de mesures symboliques, vise pour l’essentiel à déréguler, à soumettre plus encore le secteur public aux critères de la gestion financière, à faire pression sur les dépenses salariales et les services d’utilité sociale au nom de Maastricht, ne peut qu’enfoncer dans la crise et heurter les aspirations du plus grand nombre — d’où les difficultés proprement politiques des forces actuellement dirigeantes, confinant à une véritable crise de gouvernabilité. Une « modernisation » de la gauche qui ne serait qu’une adaptation à cette logique infernale se condamnerait à l’impuissance répétée.
La crise du mode capitaliste de régulation de l’économie et de la société rend caduc le modèle social-démocrate de compensation par l’État des inégalités au moyen d’une redistribution des richesses. Mais l’évolution du Parti socialiste dans les années 1980 a privilégié le ralliement aux vertus de la spéculation boursière internationale, à la logique du profit maximum qui, dans la phase actuelle, se traduit par le développement du cancer financier au détriment de la production réelle, aux « valeurs d’entreprise » conçues sur le modèle patronal. Comment s’étonner dès lors que la frontière entre la droite et la gauche soit devenue plus difficile à percevoir, en particulier pour la jeunesse qui n’a pas connu d’autre expérience politique ? Certes, un véritable bilan critique devrait examiner sans tabou les contraintes et les possibles de cette période, mais c’est tout autre chose que l’appel pur et simple aux nécessités économiques, comme si les « lois » formaient en la matière un pur et simple déterminisme indépendant des choix humains.

Une visée sociale transformatrice pour une nouvelle civilisation

Nous sommes donc loin des formes classiques de l’opposition, au sein de la gauche, entre réforme et révolution, même si, par commodité, j’appellerai volontiers « réformisme contemporain » l’attitude, susceptible de nombreuses variantes, dénonçant la domination de l’économie sur toutes les sphères de la vie sociales, mais acceptant, en ce qui concerne la gestion économique, la loi d’airain du profit financier. C’est dire en même temps qu’il ne s’agit pas de lui opposer un simple volontarisme politique, à plus forte raison un discours incantatoire qui ne fut pas toujours absent de la tradition révolutionnaire française. S’attaquer résolument, en revanche, aux gâchis spéculatifs, réorienter l’argent pour des mesures réelles en faveur de l’emploi et non pas simplement pour financer le traitement social du chômage, répondre aux besoins de développement des hommes, répondre aux aspirations à plus d’initiative, de responsabilité, tout cela suppose de s’attaquer aux formes actuelles de valorisation du capital, à la régulation par le taux de profit mesuré aux critères financiers.
Le stade actuel de financiarisation va bien au-delà des phénomènes classiques de domination du capital financier sur le capital industriel et commercial. Le déséquilibre entre le taux de profit du capital investi dans la spéculation financière et celui de la production industrielle se traduit par le gonflement des actifs financiers des entreprises et le développement d’investissements purement spéculatifs. Cette bulle financière pèse en retour sur la profitabilité du capital industriel, sur les revenus des salariés et des ménages, sur les finances publiques. Il ne suffit pas de dénoncer « ceux qui s’enrichissent en dormant ». Au cœur de la crise réside cette régulation par le seul taux de profit, dans le contexte actuel de financiarisation. Elle domine les choix technologiques et un certain usage des mutations technologiques contre l’emploi. C’est cette « logique du capital » qu’il faut affronter en proposant, en particulier, d’autres critères d’utilisation de l’argent public, prenant en compte l’efficacité sociale, et en favorisant l’intervention des travailleurs dans la gestion des entreprises, avec d’autres critères que le seul taux de profit immédiat, intégrant l’ensemble de la valeur ajoutée disponible. Cette bataille suppose dans le même temps la construction et la conquête de nouveaux pouvoirs, la combinaison de nouvelles formes d’intervention et de réformes démocratisant les institutions représentatives, afin de dépasser la scission dangereuse entre les citoyens et la vie politique . Une telle démarche s’écarte de l’étatisme qui a prévalu dans la IIe et la IIIe Internationales, au détriment d’autres traditions du mouvement ouvrier, étatisme qui persiste dans certaines composantes de la gauche française. Elle s’oppose tout autant au néolibéralisme qui vise à préserver l’emprise de la logique du profit sur l’économique et à éloigner les centres de décision, tant au sommet de l’Etat que dans l’entreprise.
Anticapitaliste, ce projet a une dimension de classe. Quelles forces sociales peuvent lui donner corps ? Les théories de la disparition de la classe ouvrière s’appuient sur une vision figée de la classe ouvrière. Certes, dans les pays capitalistes développées — mais il faudrait nuancer à l’échelle mondiale, tenant compte de la fragmentation du procès de production, des délocalisations d’entreprises, de l’industrialisation qui se poursuit dans d’autres régions du monde —, l’activité directement productive recule, non seulement en raison de la crise, mais aussi en raison des mutations technologiques, du rôle de l’information et de la part des services. Mais la production matérielle, tout en intégrant une part croissante d’activité intellectuelle, de nouvelles fonctions d’organisation et de gestion, ne disparaît pas pour autant, de sorte que, si l’on s’en tient à la fonction dans le collectif de travail , c’est bien plutôt d’une transformation et d’une diversification de la classe ouvrière, et non pas sa disparition, qu’il conviendrait de parler.
Cela dit, aucun parti, à gauche comme ailleurs, n’est l’expression mécanique d’une division sociale. Au-delà de telle ou telle formule , le Parti communiste français a eu, tout au long de son histoire, l’ambition de prendre en compte les intérêts de la classe ouvrière, jusque-là exclus du jeu politique, et plus largement de toutes les victimes de l’exploitation et de la domination. Les mutations dans le procès de production, comme dans les modes de vie, ne rendent pas caduque cette ambition. Mais la logique de l’argent pour l’argent, le modèle du profit financier, pénètre maintenant de nouvelles sphères de la vie sociale. Ainsi s’esquissent des convergences d’intérêt et des perspectives de rassemblement des couches et de catégories sociales diverses, en des formes chaque fois singulières, contre l’argent roi, pour de nouvelles régulations et d’autres relations sociales.
Les formes que devrait prendre un tel processus de transformation sociale n’ont rien de prédéterminées. Mais c’est bien à ce niveau que le débat doit se situer, vu la profondeur de la crise, l’ampleur des dégâts humains, le délitement du tissu social. Le chômage durable et la marginalisation massive d’une partie de la population dans les pays développés, l’agonie d’une partie des pays dits du Sud, posent a contrario, nationalement et internationalement, l’exigence d’inventer de nouvelles formes de vie sociale, de nouvelles manières d’être un homme en société, de nouvelles relations entre les nations et les groupes ethno-historiques. Des mutations de portée potentiellement révolutionnaire bouleversent d’ores et déjà les formes de la production et de la vie en société. L’enjeu est de savoir dans quel sens seront développées et à quelles fins seront utilisées ces mutations, caractérisées par l’objectivation de fonctions conceptuelles dans des machines, la place et le rôle accrus de l’information dans la production et dans l’ensemble de la vie sociale, une nouvelle phase et de nouvelles formes de mondialisation, les aspirations concomitantes à plus d’autonomie, d’initiative et de responsabilité des êtres humains. Précariser, flexibiliser la main-d’œuvre, ou développer la maîtrise par le plus grand nombre, partager les informations et les pouvoirs, construire de nouvelles relations sociales ? L’ampleur des défis que représente la crise mondiale du capitalisme est telle qu’il s’agit non seulement de construire un nouveau projet de société, mais même d’esquisser une nouvelle forme de civilisation, dans la mesure où est en jeu une idée de la personne humaine et du genre humain dan son ensemble.

La pluralité interne, condition d’une gauche vivante

La gauche, on l’a dit, n’a construit son unité, en fonction des enjeux de chaque période, qu’en affirmant une visée sociale transformatrice. Enraciné dans les utopies égalitaires et antiétatiques qui ont jalonné l’histoire de l’humanité, le communisme est profondément ancré dans la réalité politique française. C’est pour une large part au contact des divers mouvements ouvriers parisiens que Marx conçut le projet de lier son analyse critique de l’économie politique et de la société bourgeoise à une visée d’émancipation humaine radicale par mise en mouvement des classes dominées. Au XXe siècle, en France, le communisme a su faire vivre à son profit la tradition du républicanisme social, marquer de larges pans de la société, peser dans le jeu institutionnel. Dans une situation nouvelle, alors que de nombreuses potentialités entrevues sont immédiatement interdites à la plus grande partie de l’humanité, où les sociétés les plus développées souffrent de maux persistants depuis plus de vingt ans, on ne peut être fidèle aux idéaux de transformation sociale, d’amélioration des conditions de vie pour le plus grand nombre, qu’en s’attaquant aux fondements mêmes de la crise. Dans la mesure où le communisme, comme mouvement et perspective de dépassement jusqu’au but des contradictions de la société bourgeoise, a toujours véhiculé le refus des inégalités, l’aspiration à la justice sociale au sens de suppression des rapports d’exploitation et de domination (et, plus que jamais, ce ne sont pas seulement les dominations de classe mais toutes les formes de domination qu’il s’agit de faire reculer), la volonté de dépasser l’opposition entre État et société civile, ces valeurs, ces tendances objectives, cet héritage qu’il s’agit de faire fructifier dans les conditions d’aujourd’hui sont inéluctablement partie prenante de la construction d’une alternative politique qui puisse contribuer à dépasser la société capitaliste en crise.
Cette recherche d’une alternative radicale à la société actuelle peut se trouver, plus ou moins confusément, dans des forces sociales et politiques diverses, et personne n’en a le monopole. Le Parti communiste français, pour sa part, a entamé depuis 1976 un processus de rénovation qui l’a conduit à renouveler ses objectifs et son fonctionnement : il a redéfini la révolution comme un processus faisant reculer en tous domaines la domination du capital sur la société et les hommes ; il a adopté une démarche autogestionnaire et fait de la participation active de tous les intéressés le moteur de la transformation sociale ; il a cherché à impulser de nouvelles pratiques politiques, de nouveaux rapports entre parti et citoyens ; il a redéfini son mode de fonctionnement pour donner plus de vie à l’idée de souveraineté des adhérents. Que ce processus n’ait pas été linéaire, exempt de difficultés et d’hésitations, qu’aux yeux de certains cela ne fût pas sans lenteurs et insuffisances, il y a matière à apprécier et à discuter. Mais une force communiste à la fois fidèle aux idéaux émancipateurs que véhicule ce terme et profondément renouvelée se trouve aujourd’hui présente et active dans le paysage politique français. Ce qui, soit dit en passant, rend vaines toutes les analyses politologiques ou journalistiques, encore nombreuses, qui assimilent « la gauche » avec le seul Parti socialiste, d’autant plus que bien des aspirations se cherchent également dans la nébuleuse que l’on désigne parfois comme « gauche alternative ».
La gauche ne peut exister et être efficace qu’en reconnaissant et en faisant vivre sa pluralité interne. Non pas comme quelque chose qu’il faudrait tolérer, ou recouvrir, mais comme condition de son inventivité et de son efficacité. Toute volonté d’hégémonie d’un parti ou d’un homme est à contre-courant des exigences actuelles, condamnée à l’échec. Il est en effet indispensable que les citoyens deviennent davantage maîtres des débats, plus informés des choix possibles. Il est nécessaire que foisonnent les idées neuves en des domaines où tout est à inventer, par exemple pour redéfinir la place du travail dans la vie sociale, mais avec des risques immenses de récupération au profit du capital. Par conséquent c’est seulement si chacun reste pleinement soi-même, si l’identité propre se conjugue avec le rassemblement le plus large, que les options pourront se préciser, et les intéressés décider à chaque moment, sur chaque question.