Fin de Banquet (1)

FIN DE BANQUET

Goethe disait que même les dieux ne pouvaient rien contre la bêtise humaine. On en vient parfois à douter que les hommes puissent quelque chose contre l’omerta qui s’installe au coeur de la démocratie française. Le scandale du non-scandale s’installe au cœur de l’Etat : les affaires ne sont pas élucidées, les pires aberrations sont incapables de faire tomber un ministre, les petites affaires cachent d’énormes scandales et un Le Pen a beau jeu de déclarer que la règle de la vie politique c’est »tu me tiens par la barbichette, je te tiens par la barbouzette » – en omettant évidemment de se présenter comme un modèle de transparence, par exemple sur les finances de son parti.
Les articles qui suivent n’entendent pas dévoiler de gros scandales ; ils visent à montrer, sur fond d’un épuisement du sens du discours politique, que nous ne sommes toujours pas totalement en démocratie.
Caractère occulte de l’orientation scolaire, qui pénalise surtout les plus démunis, absence de transparence de décisions industrielles alors même qu’elles font intervenir l’Etat dans une économie mixte non dirigée et non contrôlée, absence de clarté de bien des choix budgétaires qui tournent au cocasse grinçant, déliquescence de la décision politique qui amuserait la galerie si elle ne portait atteinte au crédit de l’Etat, tels sont le sens des petites histoires ici racontées.
A suivre… mais pas trop longtemps.