Brèves (26)

Brèves

Olivier CAYLA, Jean-Louis HALPÉRIN (dir.), Dictionnaire des grandes œuvres juridiques, Dalloz, 2008, 620 pages.

Cet ouvrage, auquel ont contribué 46 spécialistes, philosophes autant que juristes, mais aussi sociologues et linguistes, manquait dans le paysage éditorial. Loin d’être un dictionnaire factuel ou la présentation « à plat » (et plate) à laquelle recourent parfois certains historiens des idées, il constitue une analyse à la fois méticuleuse et personnelle des différents contributeurs. L’entrée se fait par auteur (en général une œuvre de chacun est sélectionnée) – puisqu’il s’agit d’abord d’analyser une œuvre, de la mettre en perspective, de dégager son apport indirect et d’apprécier sa postérité – et est accompagnée d’une brève bibliographie. Le champ d’investigation est large, puisqu’il comprend à la fois les grands classiques du droit (Ulpien, Gratien, Domat), mais aussi de la philosophie (Platon, Aristote, Hobbes, Rousseau), s’étend de l’antiquité jusqu’à l’époque la plus contemporaine (Bourdieu, Legendre, Ricœur) et concerne autant le monde occidental que la Chine (le sinologue Jean Escarra), le Japon (Tatsukichi Minobe), les mondes musulman (Shâfi’î) et juif (Maïmonide bien sûr). L’apport de la psychanalyse (Freud) n’est pas plus oublié que celui de la sociologie (Weber) et de l’anthropologie (Clastres). Il ne faudrait pas que cet ouvrage soit réservé aux seuls étudiants, tant il introduit au cœur des débats politiques et sociaux contemporains.


Franck CÉZILLY, Luc-Alain GIRALDEAU, Guy THÉRAULAZ, Les sociétés animales : lions, fourmis et ouistitis, Le Pommier/Cité des sciences et de l’industrie, 2006, 187 pages.

Cet ouvrage, fruit de conférences prononcées à la Cité des sciences, est l’œuvre de deux spécialistes d’écologie comportementale et d’un spécialiste de cognition animale. Il constitue une approche fascinante non seulement des sociétés animales, mais plus largement de la science des comportements, qui se situe à l’interaction de logiques multiples : une logique d’organisation sociale, une logique de reproduction, des éléments d’auto-organisation (qui ne sauraient s’opposer à la sélection naturelle). Il faut ainsi faire appel à des notions qui, chez certains insectes, ne rélèvent pas de la « magie », comme l’intelligence collective. Un ouvrage accessible, même s’il oblige à un mode rigoureux de lecture. Une intelligente petite bibliographie classée avec trois degrés de difficulté.


Stefan COLLIGNON, Christian PAUL, Pour la République européenne, Odile Jacob, 2008, 295 pages.

Tous deux socialistes, l’un allemand, l’autre français, le premier partisan du oui en 2009, le second favorable au non, mais l’un et l’autre d’abord européens, s’emploient dans cet ouvrage à définir à quoi pourrait, concrètement, ressembler une République européenne susceptible de figurer un nouvel idéal pour des peuples européens en manque de projet. Imaginant les contours d’un nouveau traité, appelant à la mise en place de grandes politiques communes susceptibles, comme le fut l’euro, de montrer l’unité effective de la zone européenne (environnement, fiscalité notamment), ils dessinent aussi la voie d’une nouvelle démocratie dans les pays européens eux-mêmes – et tel est sans doute le préalable. Refusant tout irréalisme (y compris en matière sociale) et analysant de manière lucide les forces intra-européennes, mais aussi extérieures, qui s’opposent au renforcement de l’Europe, ils dessinent une méthode pour progresser. Celle-ci suppose aussi une évolution des partis socialistes et sociaux-démocrates européens. Cet ouvrage, dont on pourra toujours discuter tel ou tel point, documenté et clair, ambitieux et pragmatique, mérite d’être lu avec attention.


Jean-Louis DESSALLES, Pascal PICQ, Bernard VICTORRI, Les origines du langage, Le Pommier/Cité des sciences et de l’industrie, 2006, 192 pages.

Ce petit ouvrage est composé de trois chapitres issus chacun de trois conférences prononcées dans le cadre de conférences organisées par la Cité des sciences et de l’industrie et consacrées aux origines de la culture. Ils réunissent un paléoanthropologue, un linguiste et un spécialiste des sciences cognitives. Tous brossent un tableau des différentes hypothèses – car les certitudes sont rares, même s’il est aisé désormais de dénoncer les idées fausses concernant les origines du langage. Les dernières découvertes sont largement exploitées et le recours à l’éthologie permet d’affiner, par comparaison, l’exploration de ce qui reste l’un des mystères les plus fascinants de l’humanité. Un petit livre précis et savant en même temps qu’aisément accessible.


Gabriel DUBOIS, La saga capétienne. D’Hugues Capet à Louis XVI, Perpignan, Tempora, 2008, 669 pages.

Cet ouvrage, dû à un jeune historien de 19 ans, révèle une maîtrise assez étonnante du sujet, un vrai talent de narration et une acuité d’analyse. Présentant de manière précise l’histoire de chacun des rois capétiens, il constitue une belle introduction à l’histoire de France qui instruira les lycéens, mais devrait aussi toucher un large public qui a souvent oublié (ou n’a jamais appris) l’histoire des rois qui façonnèrent la France. L’approche chronologique de G. Dubois ouvre de larges aperçus sur l’histoire diplomatique, les institutions, les querelles politiques et les questions religieuses. Une seconde partie, nettement plus brève que la première, fait un point précis sur les institutions de la monarchie. L’auteur n’est certes pas un nostalgique de la monarchie, dont il viserait à réhabiliter le système et le régime. Il peut toutefois montrer en conclusion, contre les simplifications anachroniques, que la monarchie a aussi largement été, au-delà des abus classiquement décrits, un régime d’équilibre où toute vision impériale a été bannie – même s’il faudrait à l’évidence d’autres ouvrages pour comparer la monarchie française point à point avec la britannique ou le Saint-Empire romain germanique. Une bibliographie, une chronologie, un index et un intéressant glossaire complètent ce livre bienvenu.


Caroline LEPAGE, Explorations en terre animale, EDP Sciences, 2008, 214 pages

Réunir 250 brèves sur le monde animal ne suffit pas à ouvrir l’esprit à la curiosité et à la connaissance. Cette compilation qui donne le tournis peut se consulter au hasard ou en suivant la thématique des chapitres. La construction des anecdotes est immuable : un animal se comporte d’une façon surprenante, des chercheurs disséminés dans le monde se penchent sur la question et une fois cette caution scientifique abordée succinctement, le lecteur reçoit le clap de fin de la mini-histoire. Donc, la biodiversité est en danger, des espèces disparaissent à un rythme accéléré, d’autres considérées comme éteintes réapparaissent timidement et de nouvelles espèces font leur entrée dans la saga évolutionniste. Bref, le message banal et maintes fois rebattu n’étonnera que ceux qui vivent sur une autre planète ! Ce bestiaire s’adresse au « grand public », c’est-à-dire tout le monde et personne. Pourquoi avoir parsemé le texte de commentaires anthropomorphiques discutables ce qui est contraire à toute démarche scientifiquement responsable ? Voici quelques exemples, parmi tant d’autres : « chez les paons, la queue est un attrape-minettes », à propos des gorilles « Monsieur se place derrière madame, et en avant la musique », « le gecko est un pro de l’escalade grâce à ses super-papattes » le pénis de la balane (crustacé) est un « attribut bien commode quand on veut aller fricoter avec quelques voisins éloignés et qu’on est scotché à un rocher », chez les poulpes « monsieur est un grand jaloux particulièrement si madame est bien en chair », un dinosaure à bec de canard « n’avait vraiment pas de bol » etc. La forme qui ne sert ni la cause de l’éthologie, ni celle de la langue française, tue le fond qui est bien superficiel. Même si l’exercice est difficile, il est possible de vulgariser sans vulgarité…


Jacques LESOURNE, Denis RANDET (dir.), La recherche et l’innovation en France, FutuRIS 2008, Odile Jacob, 2008, 477 pages.

Ce troisième rapport FutuRIS, issu de groupes de travail animés par des scientifiques et des spécialistes de haut niveau, présente des analyses précises et de nombreuses propositions dans des domaines aussi variés que le financement de la recherche et de l’innovation, la recherche biomédicale, les pôles de compétitivité, le capital-risque, la politique européenne des brevets, etc. Il présente aussi des critiques lucides et sans timidité sur les processus de décision : déficit manifeste d’institutions de haut niveau et pérennes produisant des travaux permettant d’orienter les décisions, absence de document national de référence, faiblesse des problématiques horizontales, manque d’interministérialité, de lien entre stratégie nationale et dimension européenne, manque de stratégie d’insertion et de coopération internationale. Cet ouvrage particulièrement riche a l’immense mérite non seulement de proposer des réformes, mais aussi d’envisager des stratégies pour les mettre en œuvre. On peut espérer que les « décideurs » auront le « temps » et l’intelligence de s’y plonger.


Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, La vitesse de l’ombre. Aux limites de la science, Seuil, « Science ouverte », 2006, 266 pages.

Les différents essais ici rassemblés, destinés à un public intéressé et quand même averti, mais non spécialiste, analysent non tant les théories scientifiques et l’épistémologie qu’un certain discours sur la science ou à ses marges. L’auteur interroge ici autant l’universalité de la science que les impostures intellectuelles (mises en relation avec l’inculture scientifique, parfois sous couvert de la diffusion de la culture scientifique), certaines « mythologies », comme aurait dit Barthes, nées à partir d’anecdotes de scientifiques célèbres – Einstein étant un cas d’école , l’Enfer et la science, le caractère « cabbalistique » de l’écriture de la physique, etc. En physicien théorique, Lévy-Leblond revient aussi sur sa propre discipline et ses « complications », y compris celle qui donne le titre à l’ouvrage : l’ombre va plus vite, en effet, que la lumière.


Michel LORBLANCHET, Les origines de l’art, Le Pommier/Cité des sciences et de l’industrie, 2006, 188 pages.

Issu, comme l’ouvrage précité sur les origines du langage, d’une série de conférences organisées par la Cité de la science autour des origines de la culture, et dû à un éminent chercheur spécialisé en art préhistorique, ce petit ouvrage se révèle d’une exceptionnelle richesse. Non seulement, il permet de faire le point sur les connaissances les plus récentes sur l’art rupestre – ce premier art , ses techniques, son « histoire » et ses formes, mais il se révèle exceptionnellement riche sur le plan philosophique et conceptuel. Ce sont les thèses classiques sur les origines de l’art qui sont ici discutées (de Georges Bataille bien sûr, mais également des grands préhistoriens, tel Leroi-Gourhan), mais aussi les leçons des découvertes qui sont clairement tirées : l’art n’est pas apparu un jour dans une sorte de big-bang, mais il est le résultat d’un processus continu ; il n’y a pas un lieu unique où naît l’art préhistorique, mais de multiples lieux où apparaissent des arts fortement différenciés. Sans compréhension de cette différence et de cette hétérogénéité, on mythifie l’art et on le sépare de la réalité de l’évolution humaine.


Anka MUHLSTEIN, Napoléon à Moscou, Odile Jacob, 2007, 307 pages.

Étonnant ouvrage que celui-ci : à la fois remarquable par le récit détaillé de la campagne de Russie, des motivations qui conduisirent Napoléon à ce qui allait être une catastrophe, des décisions qu’il prit lors de sa guerre russe et, notamment, du choix, le seul raisonnable après cette folie, de la retraite, et empreint d’une curieuse fascination. Capacité de rebondir, conclut l’auteur, faculté de se montrer gai et joyeux dans les étapes du « retour », égalité d’humeur, admettons. Mais le refus de l’historienne de juger peut-il être défendu ? Peut-on se laisser entraîner ainsi par ce qu’il faut bien appeler un anti-héros dont le mal fait à la France n’a d’égal que le génie – et la folie que diagnostiquait, dès avant l’opération, l’un de ses ministres ? Veillons donc à admirer l’écriture de l’auteur et sa maîtrise des informations ; louons aussi la précision de sa narration ; saluons les informations offertes par ce livre d’histoire ; mais acceptons que l’horreur nous envahisse d’abord.


Pascal NICOD, De l’identité européenne à l’Europe fédérale, Glyphe, 2008, 278 pages.

Il est toujours réconfortant de voir l’idéalisme européen en marche. Le plaidoyer de P. Nicod pour l’Europe fédérale est vibrant, même si l’on peut discuter son réalisme et certaines de ses analyses sur les frontières de l’Europe. Le volet strictement national de son propos – comment poursuivre les réformes en France ? – n’est pas contestable, au-delà des discussions de détail, mais reste souvent incantatoire. Ses préconisations sur la défense européenne sont probablement les plus irréalistes, mais il a évidemment raison d’insister une nouvelle fois sur le centre du noyau dur qu’est le couple franco-allemand. La présentation de ses analyses sur les valeurs (critique du post-modernisme, éloge de la troisième voie) est sans doute trop rapide, même si le fond du propos n’est pas sans pertinence – quoique d’un faible impact en matière européenne. On regrette surtout que le livre n’ait pas été « édité », ce qui, en évitant les digressions inutiles et les longueurs, lui aurait donné plus de force de conviction.


Philippe RAYNAUD, Le juge et le philosophe. Essais sur le nouvel âge du droit, Armand Colin, 2008, 288 pages.

Si ce livre reprend une série d’articles publiés antérieurement, il ne faut pas s’y méprendre : il a une logique et une construction d’une rigueur absolue, comme si ses pièces originellement éparses avaient vocation à aboutir à ce maître-livre. Historique autant que prospectif, il s’interroge aussi bien sur la nature de la norme juridique, sur la manière dont les débats sur sa portée et sur sa construction nourrissent et orientent le débat démocratique et, naturellement, sur la fonction du juge. Plutôt que de se ranger d’un côté ou de l’autre (antipositivistes versus positivistes, Modernes contre Anciens, partisans de la norme constitutionnelle ou défenseurs d’un droit « actuel » portée par le souverain ou le législateur, etc.), Philippe Raynaud montre comment les différentes théories du droit doivent être combinées pour montrer sa vraie nature, laquelle ne peut pas être pensée sur le mode de l’unicité. Le « désenchantement du droit » qu’il constate ne signifie en rien un reflux du droit ou sa subordination pure et simple au politique. Modestie du droit, modestie du politique, modestie aussi du philosophe : Raynaud dégage ainsi une philosophie équilibrée du droit, qui est le signe d’une prudence politique. D’une érudition jamais pesante, toujours accessible, cet ouvrage constitue une introduction intelligente à la philosophie du droit qui séduira l’honnête homme en même temps qu’il sera la « bible » de tout étudiant.


David TODD, L’identité économique de la France. Libre-échange et protectionnisme 1814-1851, Grasset, 2008, 494 pages.

Issu d’une thèse de doctorat soutenue à l’université de Cambridge (Royaume-Uni), cet ouvrage savant ne présente aucun des défauts de lecture de certains livres d’érudition. En pionnier dans l’histoire des idées économiques, David Todd montre comment le débat entre libre-échangistes et protectionnistes (en France, mais avec des incursions comparatives fécondes en Grande-Bretagne et en Allemagne) a façonné jusqu’à aujourd’hui une certaine tradition polico-économique française qui prévaut toujours. La défiance envers la liberté de commerce, liée à la critique globale et souvent intempestive du libéralisme, continue de marquer non seulement les extrêmes des deux camps, mais aussi une grande partie de la droite et de la gauche modérées. C’est à comprendre cette genèse que s’emploie avec intelligence le livre de Todd, non sans montrer aussi les erreurs « de communication » (et de « positionnement ») des rares partisans du libre-échange de cette première moitié du XIXe siècle. Une incursion passionnante dans des débats bientôt vieux de deux cents ans, mais dont les accents sont si contemporains !


Commission Internationale de Protection Radiologique, Grossesse et irradiation médicale, EDP Sciences, IRSN, Coll. « Lignes directrices », 2008, 66 pages.

Des exemples récents ont montré que des radiothérapies mal conduites pouvaient avoir des conséquences dramatiques pour des patients cancéreux en raison d’une mauvaise utilisation des sources radioactives et de surdosages. Malgré l’évolution des techniques, les examens radiologiques, la médecine nucléaire et la radiothérapie ne sont pas sans risques. L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a des missions de surveillance, d’information, d’expertise et de gestion des situations d’urgence. En matière de prévention et d’anticipation des risques, une commission comme la CIPR 84 (Commission internationale de protection radiologique 84) a rendu ses conclusions sur le problème particulier de la grossesse et de l’irradiation médicale. Le rapport est présenté ici, sous la forme d’un guide pratique de recommandations simples et facilement consultables par les médecins et le personnel médical. Il s’adresse à la fois aux patientes et aux soignantes susceptibles de recevoir des rayonnements par examen ou traitement ou exposition professionnelle dans le cas d’une grossesse. Évidemment, il convient de vérifier si la femme est enceinte, avant toute exposition aux radiations. Si le test est positif, il faut apprécier l’utilité des examens et des traitements et revoir éventuellement les doses. En effet, deux personnes sont concernées, la future mère et le fœtus pour lequel certaines périodes durant la gestation sont particulièrement délicates : il s’agit de l’organogenèse (de la 3e à la 8e semaine après la conception) et au début du développement fœtal (à partir de la 9e semaine). Les risques les plus graves pour le fœtus sont un retard de croissance, l’arriération mentale, des malformations, des cancers ou la mort. La radiologie diagnostique n’est dangereuse que si le fœtus est directement traversé par le faisceau, par exemple dans les régions abdominale ou pelvienne. L’échographie qui n’utilise pas de rayonnements ionisants n’est pas concernée. En médecine nucléaire, il faut distinguer les préparations radiopharmaceutiques qui ne traversent pas la barrière placentaire et celles qui la traversent, comme les isotopes de l’iode. L’iode passe également dans le lait d’une mère qui nourrit son enfant. Il faut arrêter l’allaitement et l’on recommande de ne pas envisager une nouvelle grossesse avant 6 à 12 mois après un traitement aux radionucléides et en particulier à l’iode. Des précautions plus rigoureuses encore doivent être prises en cas de radiothérapie pour des cancers survenus en cours de grossesse. Évidemment, l’agressivité de la tumeur est prise en compte ainsi que l’urgence de mettre en place une radiothérapie. Les conséquences du traitement pour la mère et pour le fœtus seront évaluées. Une radiothérapie intervenant sur le bassin est toujours très grave et généralement entraîne la mort du fœtus. Une nouvelle grossesse n’est envisageable qu’au bout d’un ou deux ans après l’arrêt du traitement, ceci dans l’attente d’une possible récidive cancéreuse. La prise en charge des femmes enceintes parmi les médecins et le personnel médical, impose une vigilance particulière et éventuellement un changement de poste pour éviter une surirradiation. Cette brochure est-elle de nature à rassurer les destinataires de l’irradiation médicale en cas de grossesse ? Malgré le respect de l’éthique et une évaluation précise des risques et des bénéfices, il demeure beaucoup d’incertitudes. La médecine n’est pas une science exacte et la patiente enceinte ne peut échapper à l’angoisse des conséquences d’une irradiation médicale.