Présentation de la revue

Ce qu’est Le Banquet

logo_cerapLe Banquet est une revue éditée par le Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique (CERAP), association régie par la loi du 1er juillet 1901, à but non lucratif, indépendante de tout parti, syndicat ou groupe d’intérêts.

Le Banquet a été créé en 1992 et, à ce jour, 32 numéros (dont deux doubles) ont été publiés. Chaque numéro est un livre à soi tout seul, comportant de 230 à 500 pages, et traite de un à plusieurs thèmes. Il comporte aussi une rubrique étoffée de critiques d’ouvrages.

Les articles publiés dans Le Banquet appartiennent à de multiples champs, tant théoriques que pratiques, tant spéculatifs qu’opérationnels. Les textes politiques voisinent avec des articles philosophiques, l’histoire y côtoie l’économie, la sociologie jouxte la politique étrangère.

La plus grande diversité des auteurs est aussi la règle : les hommes politiques français (Michel Rocard, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Chevènement, François Hollande, Hervé Gaymard, etc.) et étrangers (le président de la République d’Allemagne défunt Johannes Rau, l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, le prix Nobel de la paix John Hume, l’ancienne ministre britannique Joyce Quin, le dirigeant allemand Karl Lamers, etc.), des dirigeants d’organisations internationales (Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn), les grands intellectuels de l’Hexagone (Marcel Gauchet, Pierre Rosanvallon, Vincent Descombes, Emmanuel Todd, Philippe Raynaud, etc.) comme d’ailleurs (John Hamre, Charles Kupchan, Heather Conley, Charles Taylor, Richard Rorty, Michael Walzer, Ramin Jahanbegloo), de multiples disciplines, des dirigeants patronaux et syndicaux, des hauts fonctionnaires s’expriment dans Le Banquet. Notre revue n’est toutefois pas la revue des « célébrités » : notre préoccupation est aussi, voire surtout, de faire connaître des auteurs moins connus et, si possible, de contribuer à faire découvrir de nouveaux talents.


Pourquoi Le Banquet ?

Créer une quatrième grande revue généraliste en France – après Commentaire, Le Débat et Esprit – ne relevait pas de l’évidence. Chacune de ces trois revues est de grande qualité et Le Banquet entretient des relations excellentes avec ses concurrentes – son directeur s’exprime dans les trois.

Mais de même que celles-ci ont correspondu à un moment et portent encore en elles, dans leurs évolutions récentes, la trace de leur héritage, de même Le Banquet est fils de son temps – et de la génération de ses dirigeants.

Si la tonalité générale du Banquet permet de situer son centre de gravité politique vers la « gauche réaliste » et son tropisme philosophique du côté d’un « déconstructionnisme rationaliste », les articles obéissent à une grande diversité.

Surtout, alors que nos trois concurrentes et amies s’inscrivent dans des filiations identifiables – libéralisme aronien pour Commentaire, gauche chrétienne pour Esprit, intellectualisme critique pour Le Débat -, Le Banquet a fondé son pari sur la conviction que, tout en reconnaissant l’apport des traditions politiques et philosophiques, la pratique comme la théorie d’aujourd’hui exigeaient des reconstructions radicales et qu’aucune doctrine préétablie ne pouvait nous être d’un quelconque secours. Le Banquet est libre, de ce point de vue, de toute retenue dans ses critiques et ses louanges. Son propos n’est pas d’aider ou de vilipender, de rendre service ou de régler des comptes. L’esprit critique et la liberté de jugement font partie des valeurs fondamentales que défend Le Banquet. Elles sont inhérentes à la démocratie dont notre revue entend défendre les principes et explorer les conditions concrètes d’exercice. Il vise plus que tout a conjuguer réflexion théorique et recommandations concrètes et s’est donné pour mission prioritaire d’ouvrir son champ de réflexion à des auteurs d’autres pays.


Pourquoi ce site ?

Notre ambition est spécifique au sein des revues généralistes françaises. Loin de nous contenter d’un site d’information sur les sommaires et les parutions, nous avons décidé d’offrir à nos visiteurs, intégralement en ligne, l’ensemble des articles parus dans la revue depuis sa création en 1992, à l’exception de ceux des trois derniers numéros, pour lesquels une sélection sera effectuée.

Chaque internaute peut donc accéder à tous les papiers parus et avoir recours à un moteur de recherche qui permet notamment d’opérer un tri parauteurs et par thèmes. Mieux encore, puisque notre revue propose à ses lecteurs de nombreuses critiques d’ouvrages, il pourra consulter toutes les recensions de ceux-ci et se laisser guider en choisissant le nom de l’auteur du livre recensé, son titre et sa catégorie.
À l’avenir, nous offrirons également d’autres articles que ceux publiés dans Le Banquet, des liens avec des sites amis, des réactions à chaud, etc.


Pourquoi ce choix ?

Il faut rappeler que le CERAP, qui édite la revue et qui n’est composé que de bénévoles – nous n’avons ni secrétaire, ni secrétaire de rédaction et ne sommes pas adossés à un éditeur, à une université ou à un centre de recherche -, est une association sans but lucratif, même si nous comptons plus que jamais sur les ventes et sur les abonnements pour équilibrer nos comptes et financer notre développement. C’est une sorte de « service public » que nous espérons mettre à disposition ainsi en offrant des points de vue pluralistes. Et nous sommes aussi convaincus que la magie du livre ne disparaîtra pas et que l’écrit, sous sa forme matérielle – et notamment celle de l’objet « revue » -, a de beaux jours devant lui.